Qu’est-ce que je mets en place dans ma vie pour apaiser mes émotions?

By 4 octobre 2017S'épanouir
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emotionsNous participons aujourd’hui au Carnaval d’articles de Matthieu, du blog vivre-ses-emotions.fr. Pour rappel, un Carnaval d’article est un événement, dans lequel un blogueur propose un thème d’article commun. Tous les blogueurs qui s’y inscrivent écrivent alors chacun leur point de vue, ce qui permet d’en avoir une multitude sur le sujet donné .

A la fin, Matthieu (du blog vivre-ses-emotions.fr) sélectionnera un passage marquant dans chaque article conçu afin d’en créer un petit livre, accessible gratuitement en pdf.

C’est une idée géniale car :

1) Si le thème vous plait, vous aurez l’occasion de lire de nombreux points de vue à ce sujet. Le résumé final sera fortement enrichissant car il sera constitué des différentes expériences.

2) Pour les blogueurs, c’est top car ça nous permet de partager ensemble un sujet, de tisser des liens. Ça change des articles solitaires. Et en plus, les lecteurs des autres blogs nous découvrent, ce qui regroupe du petit monde !

Cette fois-ci, le sujet proposé est :

Qu’est-ce que je mets en place dans ma vie pour être plus forte émotionnellement ? ”

 

Par “forte émotionnellement”, Matthieu entend : « ne pas “trop” se laisser influencer par nos émotions, avoir le mental permettant de prendre le dessus et gérer notre vie comme nous l’entendons, aussi bien dans les moments faciles que difficiles. »

Bien que je comprenne le sens du thème, un petit mot me fait longuement réfléchir. « Forte émotionnellement ». Est-ce que cela veut dire qu’une personne émotive serait « faible émotionnellement » ? Et jusqu’à quel degré est-il bon de justement, se laisser influencer par ses émotions et dans quel contexte ?

Dans le contexte « créatif et artistique », n’est-il justement pas « faible » de ne pas se laisser toucher par les émotions ? Est-ce que J.K Rowling n’est pas « forte émotionnellement » par sa capacité à agencer son récit pour nous tenir en haleine ? N’est-ce pas le propre des artistes de transmettre des émotions en y observant la juste mesure ? Et quelle est cette juste mesure ?

Je pense que reconnaître les émotions dans l’art nécessite de se laisser « emporter » par elles.

On peut être fort dans l’écoute active d’une émotion, comme ce bébé, ému aux larmes par la chanson que lui chante sa mère :

https://www.youtube.com/watch?v=s2wkWOba4Ig

Aaaah c’est beau. ————————————–> Petit temps pour reprendre ses émotions ;).

Bref, la notion est un peu floue, d’où le « trop » mis entre guillemet par Matthieu j’imagine.

Cet équilibre subtil entre vivre ses émotions et ne pas se laisser gouverner par elles est propre à chacun, ce qui fournit une énorme palette d’êtres humains différents et c’est ce qui fait notre richesse.

Il y a effectivement bien des moments où je sens qu’il est bon de m’occuper de mes émotions parce qu’elles me portent préjudice (voir article “5 bénéfices à calmer ses émotions primaires“). C’est le cas lorsque je me surmenage, que je suis en colère, affaiblie ou au contraire, un peu trop agitée. Pour chacun de ces moments, voici mes bons réflexes :

1) La méditation lorsque je me surmenage

Le temps d’un bâton d’encens est de +- 20 minutes

Lorsque je suis dans une période de grosse « productivité », il arrive que je parte dans tous les sens parce que je m’impose des plannings trop chargés (et oui, hélas !). il m’arrive alors un réflexe pour baisser l’émotion de fatigue d’esprit/de stress présente. Je reste assise le temps d’un bâton d’encens (+ou- 20minutes) à observer ma respiration.

Je dois dire que ça fait son effet.

Car forcément, durant ces moments, j’ai beaucoup de pensées qui me traversent l’esprit et je m’oblige à « lâcher prise ». C’est-à-dire qu’au lieu d’agir directement après avoir pensé « il faut faire telle tâche », je laisse volontairement le temps s’écouler.

Je m’oblige à ne rien faire le temps d’un bâton d’encens. Le résultat est qu’après, je suis plus relaxée et je suis plus concentrée.

2) La communication non violente lorsque je suis en colère

Lorsque je suis en colère, il me vient un autre bon réflexe. Plutôt que de râler directement sur une personne, je vais parler de moi, de mes sentiments.

Donc je commence mes phrases par « je suis furieuse » ou « je me sens en colère ». Du coup, au lieu de déverser la colère sur l’autre par des accusations, ou sur moi-même en la refoulant, je déverse la colère à … personne. Je suis juste en colère et je fais de mon mieux pour l’exprimer dans les règles de l’art.

Parler en « je » et mettre le « tu » accusateur aux oubliettes est essentiel pour ne pas blesser l’autre. Je sais que ça permet à l’autre de se rendre compte du problème et ça lui laisse le temps d’évaluer la situation pour plus d’écoute.

3) Les massages, bains, séances de shiatsu, de tai chi, la tisane lorsque je suis affaiblie ou nerveuse

 

Il y a des moments où la méditation pure et dure m’est difficilement accessible directement. C’est le cas lorsque mon esprit est trop agité ou trop éloigné du moment présent. Mes émotions sont alors un sentiment de mal-être, je ne me retrouve plus.

Le bon réflexe est alors de se faire du bien. Je passe par l’intermédiaire d’autres moyens qui me font descendre les émotions un peu trop fortes. En soignant mon corps, en faisant des exercices corporels, je me retrouve et mes émotions de malaise s’envolent. Se reconnecter à son corps par les massages, par le brossage de la peau, par la prise d’un bain, par des odeurs apaisantes comme l’orange douce, la lavande est efficace pour moi .

4) L’écriture pour repérer mes émotions et faire le bilan

 

L’écriture est la peinture de la voix – Voltaire

Parfois, je ne sais juste pas quelle émotion me traverse. Cela arrive quand je vis des situations inédites, où j’apprends énormément et où je sens que c’est important pour moi.

Je pose alors mon ressenti sur papier, cela me permet de « digérer » les nouvelles émotions . Au-delà de ça, j’écris quotidiennement, afin d’avoir un recul sur mes journées, mes émotions, mes buts, mes expériences.

S’il y a une habitude à prendre que je conseille, c’est celle-là.

Il faudra peut-être un peu « se forcer » à écrire au début, mais avec le temps, on ne peut plus s’en passer ! L’écriture devient alors un moment à soi, délicieux .

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Merci pour votre lecture, je vous souhaite d’agréables moments de détente

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5 Comments

  • J’aime beaucoup tes bons réflexes lorsque survient un déséquilibre dans ton fonctionnement. Agir et se faire du bien plutôt que de se laisser submerger par le thanatos est à mon avis une bonne marche à suivre.
    La méditation est une méthode que j’adopte également et que j’ai abordé dans ce carnaval d’articles. Les grands esprits se rencontrent, surtout lorsque l’égo fait place à la vacuité.
    Pour la petite histoire… le bâton d’encens était jadis la mesure d’un temps de méditation. Mais les bâtons étaient plus grands “environ 45 mns pour se consumer entièrement”,
    Christophe, Chercheur De Bonheur.

    • Serena Carniel dit :

      Oui, les mettre en place procure des bienfaits assez merveilleux. Lorsque l’on arrive à avoir le recul suffisant au moment où on allait le lâcher (lors d’une situation de colère par exemple), la magie s’opère. Et plus on exerce cela, moins on se prend la tête et les moments désagréables durent 1 minute au lieu de 1 heure 🙂

      Prendre le temps pour la méditation nous fait gagner beaucoup de temps.
      Je souhaite que les écoles, les familles, les entreprises, jettent un œil la-dessus et j’admire le travail des personnes qui s’évertuent à cela 🙂

      Bien à toi,
      Serena

  • Nathalie dit :

    Coucou Serena,
    C’est drôle que tu parles dans ton deuxième point de la CNV, j’ai écris hier soir un article pour participer au carnaval d’article de Matthieu et mon article y est entièrement dédié 😉
    Voici le lien, si tu veux le lire : https://jeconstruismonbonheur.com/gagner-stabilite-emotionnelle/

    Merci pour le commentaire que tu as laissé. Matthieu m’avait écris et je n’avais pas tilté sur le carnaval d’articles qu’il organisait. Heureusement que tu me l’as rappelé, le thème m’a beaucoup inspiré et j’ai écris immédiatement.

    A bientôt,
    Nathalie

    • Serena Carniel dit :

      Yes, contente que ça t’est fait écrire, le sujet en vaut la chandelle 🙂
      Merci pour ton récapitulatif du schéma CNV qui est très clair :

      Lorsque [événement déclencheur de l’étape 1], je me sens [sentiments de l’étape 2], parce que j’ai besoin de [besoins identifiés à l’étape 3]. Est-ce que tu serais d’accord de [stratégie de l’étape 4] ?
      C’est un chouette rappel 🙂

      Bien à toi et à très bientôt,

      Serena

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